|
L'industrie du bois : le mauvais exemple de Forestry
Tasmania
Au
large de l'Australie, l'île de la Tasmanie abrite
encore de magnifiques forêts primaires, une biodiversité
exceptionnelle et des arbres parmi les plus grands et
les plus âgés de la planète.
Pourtant,
chaque jour, l'équivalent de 44 terrains de football
disparaît en fumée : les arbres gigantesques
sont abattus puis des hélicoptères lancent
des bombes de napalm pour incendier les arbres restants
et les souches. Une fois le sol nettoyé, des
arbres exotiques à croissance rapide sont replantés.
Pour empêcher les animaux de venir manger les
jeunes plants, un poison neurotoxique très puissant
est répandu. Ce poison entraine la mort dans
de grandes souffrances des espèces en danger
comme le diable de Tasmanie. Il ne reste rien de la
biodiversité originelle.
Il
est essentiel que les citoyens réagissent face
à cette déforestation sauvage dont ils
pourraient être complices malgré eux. En
effet, le bois et le papier issus de ces forêts
sont commercialisés avec le label PEFC
censé garantir que les bois viennent de «
forêts gérées durablement ».
Ce label, créé à l'origine par
les forestiers européens, s'est ouvert en 2003
aux bois exotiques et en particulier à ceux provenant
des forêts primaires. En faisant confiance à
ce label, le consommateur ne se rend pas compte qu'il
achète du bois provenant de forêts où
sont pratiquées des méthodes de gestion
catastrophiques pour le milieu naturel.
A
la demande de The Wilderness Society, plusieurs grands
ONG internationales ont lancé une campagne pour
interpeller publiquement la certification PEFC et demander
l'annulation immédiate de la certification des
bois venant de Tasmanie.
Article
publié sur internet le 13 novembre 2006.
-
|